Âges du fer
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Âges du fer

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Premier âge du fer / Second âge du fer


Cuirasse de Marmesse

L'homme est devenu de plus en plus habile au travail des métaux et de nouveaux progrès dans la fabrication des fours lui permirent de parvenir au travail du fer. Ce métal, plus résistant que le bronze servit principalement à créer des armes plus meurtrières. La diffusion de la nouvelle technologie se fit donc en grande partie par le fil de l'épée…

Le travail du bronze se poursuivit en parallèle comme en témoigne les magnifiques cuirasses trouvées à Marmesse (Haute-Marne). Elles étaient emboîtées, peut-être pour les protéger des convoitises. Elles reprennent une typologie de la fin de l'âge du bronze et se poursuivirent jusqu'au 6ème siècle avant Jésus-Christ. Les guerriers devaient avoir fière allure avec leurs armures dorées.

La période se divise en deux grandes périodes Hallstatt (du nom d'un village d'Autriche) et La Tène (du nom d'un site palafitte suisse). Pour être précis, cette distinction tombe en désuétude et l'on se rend compte de la très grande continuité entre l'âge du bronze et le premier âge du fer (800-500 av. J-C). Après 500 av. J-C, le fer servit de plus en plus à des utilisations domestiques et pour fabriquer des clous. La fin de la période est déterminée par l'hellénisation ou la romanisation. Elle est donc variable et floue, elle marque l'entrée dans l'histoire.

Premier âge du fer

Les échanges continuent sur une vaste échelle, qu'ils soient belliqueux ou commerciaux. Le magnifique cratère trouvé dans la tombe d'une princesse à Vix (côte d'Or, France) en est la preuve. Cette pièce magnifique exposée au milieu des mouches du musée de Vix pèse 208 kilos et mesure 1,64m de haut. On mesure l'énergie qui présida à son transport si l'on considère qu'il a été produit en Grèce de l'Est (Turquie).

Cette tombe richement ornée témoigne comme nombre d'entre elles de la puissance de la féodalité de cette période. On trouve aussi dans ces tombes, des éléments en bronze imposants comme la majestueuse kliné (ou banquette) de Hochdorf (Allemagne) sur laquelle reposait le défunt. On y trouvait aussi de somptueux chars de parade à quatre roues. Pour la période la plus ancienne, puis à deux dans la partie la plus récente de l'âge du fer et le début de la période historique. Cette période est certainement l'apogée de la culture celte.


Cratère de Vix

Poignanrd à antennes
Poignard à antennes. L'arme et son fourreau en bronze et fer sont recouverts de feuilles d'or

Second âge du fer

Si la production de fer se limita pendant le premier âge de fer aux armes, c'est que le métal était difficile à obtenir. La généralisation des bas fourneaux (fosse surmontée d'une cheminée) permis progressivement sa généralisation aux objets usuels. Les murus gallicus, fortifications admirées par César pendant la guerre des Gaules étaient truffés de grands clous de fer destinés à maintenir en place le complexe assemblage de poutres servant à maintenir le blocage de pierre et terre.

César convenait des capacités techniques des gaulois qui avaient inventé le tonneau, la moissonneuse (poussée par une paire de boeufs) et avaient une religion polythéiste pas si différente de celles des gréco-romains. Pourtant ces peuples ingénieux étaient déconsidérés par les peuples classiques.

La cause en est simple, le pouvoir de l'écriture. Les grecs méprisaient leurs voisins, ce qui ne pourrait être qu'une preuve de xénophobie est devenue aux yeux d'une histoire tissée à l'aune des humanités classiques. Devant la découverte des merveilles réalisées par les artisans "barbares", on révise ce jugement.

Les gaulois utilisaient la monnaie imitant les pratiques des peuples classiques. Ils s'inspirèrent des modèles, même si la frappe est nettement moins régulière. C'est en effet un caractère de la période que cette fascination des peuples celtes pour les gréco-romains. Cette contamination s'explique par les nombreux et riches échanges nécessités par les besoins en matière première.

La Gaule transalpine est organisé en une soixantaine de cités, sortes de provinces indépendantes par les lois, mais aussi la langue. Les propriétaires terriens formaient une aristocratie qui dirigeait la vie collective.

La conquête romaine ne se fit donc pas dans un territoire rempli de sauvages hirsutes, mais bien au sein d'une société organisée.

L'Art celte

Hors l'imitation des réalisation classiques, les celtes développèrent un art qui trouva son origine dès la période d'Hallstatt et qui perdurèrent très avant dans le moyen-âge, en particulier dans l'enluminure. Ses caractéristiques sont bien connus car ils nous sont parvenus par la survivance folklorique du celtisme.

Les formes les plus typiques de l'art celte sont les torques à tampon qui avaient certainement un rôle religieux car on les trouve sur certaines statues de divinités, comme le dieu au Torque du Musée de Saint-Germain-en-Laye. Les bracelets, souvent assez imposants et les chaudrons comme celui de Gundenstrup.

Chaudron cultuel de Gundestrup
Chaudron de Gundestrup (Danemark) est peut-être d'origine Gauloise. Quelque soit son origine précise il témoigne des légendes celtiques en illustrant probablement le mythe du chaudron magique redonnant la vie au guerriers morts au combat.

Les gaulois furent réputés dans le travail du métal, mais aussi dans celui du bois. Par contre, en poterie, s'ils utilisèrent le tour de potier dès le 5ème siècle, mais sans acquérir la technique des artistes classiques dont les productions se retrouvent même dans les tombes gauloises. Ils prirent, comme les verriers leur revanche après la conquête romaine.

Bibliographie succincte

Grand Atlas de l'Archéologie (le), Encyclopaedia Universalis, Paris, 1985.

Trésor des princes celtes, RMN, Paris, 1987.

C. Eluère, or des celtes (l'), bibliothèque des Arts, Paris, 1987.

Guilaine Jean, Préhistoire d'un continent à l'autre (la), Larousse, Paris, 1986.

Guilaine Jean, France d'avant la France (la), Hachette, Paris, 1880.

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