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| L'opération PrimTICE/TBI est sans
conteste le point de départ de la vague d'équipement en TBI des écoles
primaires françaises Cette opération est à présente terminée. Elle a permit la mise en place de plus de 2000 TBI dans le premier degré et la mise en ligne de plusieurs centaines de scénarios. L'intérêt des activités pédagogiques mises en place par certains enseignants à conduit le Ministre de l'Éducation Nationale à prononcer à plusieurs reprises en 2007 des discours en faveur de cette technologie et de ses apports pédagogiques. Voici en quelques points l'histoire de cette opération. |
L’implantation des TBI dans le premier degré avant l’opération PrimTICE/TBIAvant le lancement de l’opération, une dizaine de TBI étaient en œuvre dans des classes du primaire. Il s’agissait principalement de TBI prêtés par la société Promethean[1] et de quelques TBI mis à disposition par des CDDP[2]. |
Avril 2004, lancement de la première phase TBIÀ l’initiative conjointe de la SDTICE (Laurent Odic, responsable PrimTICE)[3] et de la société GTCO Calcomp, représentée par Patrice Ulles, cinq TBI ont été mis à disposition de quatre écoles. Deux étaient en Lozère et deux en Ariège. L’IUFM d’Ariège recevait le cinquième à fin d’étude des usages pédagogiques. Une des classes de Lozère a particulièrement investit cet outil, au point de remplacer physiquement le tableau traditionnel par le TBI. L'animation de l'opération PrimTICE / TBI a été confiée à Bernard-Yves Cochain, Directeur du CDDP de la Lozère et Expert auprès du Ministère. |
Rentrée 2004, élargissement de la première phaseL’arrivée de quatre autres constructeurs a permis d’étendre cette première phase en mettant à disposition des classes 50 TBI associés à 50 vidéoprojecteurs. Les constructeurs participants sont, GTCO Calcomp, Hitachi, Polyvision, Promethean et Smart. Les CTICE auprès des recteurs ont été chargés de faire remonter des propositions d’implantation. La répartition finale a été décidée par une commission au Ministère en tenant compte des critères suivants : · Pas de TBI isolé dans un département pour permettre la mise en place d’actions d’accompagnement départementales. · Répartition aussi représentative que possible des différents niveaux du primaire (maternelle, élémentaire, SEGPA, AIS…). · Répartition des marques dans ces différents niveaux. · Au total, cinq TBI ont été installés dans des IUFM, un par marque. Deux listes de discussion ont été crées en septembre 2004 sur Educnet :
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educnet-tbi-primtice@ldif.education.gouv.fr
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educnet-tbi@ldif.education.gouv.fr |
Septembre 2004, lancement de la deuxième phaseLa SD-TICE décide de consacrer un million trois cent mille euros à la mise en place de TBI dans les écoles primaires. Une répartition à la clef[4] a été réalisée dans tous les départements, à l’exception de ceux appartenant aux deux académies (Rennes et Bordeaux) expérimentant la Lolf. Les crédits distribués permettaient d’espérer trois cent quarante-et-un TBI. Ce sont en fait quatre cent soixante-et-un TBI qui ont été installés. Cette différence s’explique de plusieurs façons : · Intérêt des IA pour l’opération qui ont, dans l’ensemble, utilisé les crédits pour l’acquisition de TBI. · Certains IA ont augmenté les crédits alloués avec des queues de crédits (TICE, AIS…). · Les constructeurs ont proposé des tarifs privilégiés et particulièrement intéressants. Répartition géographique des TBI
Au sujet de la répartition des TBIDans la première phase, les TBI avaient été répartis de façon à avoir un échantillon représentatif des différents domaines du premier degré. Les IA ont adopté des stratégies variées sur l’implantation des TBI de la seconde phase. Certains départements ont joué la carte des technophiles, écoles pilotes… D’autres ont décidé d’implanter des TBI dans des classes n’utilisant pas les TICE. Cette stratégie a donné de bons résultats. L’utilisation du TBI dans les classes qui ne pratiquaient pas les TICE auparavant a donné lieu à des activités tout aussi intéressantes que dans les classes habituées aux TICE. Dans certains départements, les TBI ont été attribués à des enseignants et les ont suivis lors de leur changement d’affectation. D’autres départements ont décidé d’assurer une rotation des matériels dans l’espoir d’en faire profiter le plus de classes possible. La plupart des départements ont adopté une attitude pragmatique consistant à lier le tableau à une utilisation effective de celui-ci. Les IA ont choisi différentes stratégies quant aux constructeurs ; Certains ont décidé d’équiper toutes les classes de la même marque alors que d’autres ont opté pour un choix de plusieurs constructeurs dans le but de déterminer les matériels les plus intéressants. La première stratégie présente un avantage, celui de faciliter la mutualisation de documents entre classes utilisatrices du même département. Emplacement des TBILes emplacements des TBI ont été très diversifiés : · Fixes ou mobiles · En salle informatique · En salle de classe banalisée partagée par plusieurs enseignants · En salle de classe utilisée par un seul enseignant De l’enquête menée au deuxième trimestre 2005[5], il ressort que l’implantation dans la classe de l’enseignant utilisateur est la plus intéressante. La salle informatique est considérée comme la moins bonne solution.
Partout où cela est possible, la fixation du TBI au mur et du vidéoprojecteur au plafond est la meilleure solution car elle évite d’avoir à calibrer le matériel avant utilisation et limite l’effet de l’ombre portée. Taille des TBIIl est à noter que dans les premières phases, la totalité des classes ont choisi de prendre des TBI de grande taille. Ce qui peut sembler pertinent pour les élèves les plus grands l’est moins pour les plus jeunes. Ceci a été mis en avant dans des discussions sur les listes Educnet-TBI… Dans les récents équipements de classes, l’arrivée de TBI de taille intermédiaire est intéressante. Cela permet d’avoir une surface de manipulation mieux adaptée à la taille des élèves, tout en restant très confortable pour une visualisation collective. Rappelons que certaines inspections académiques ont choisi des modèles de petit format pour leurs personnels itinérants. |
Août 2005, lancement de la troisième phaseUne nouvelle dotation d’un million d’euros est décidée. Contrairement à la précédente, celle-ci est déléguée par la DESCO avec une information en direction des Recteurs. Cette procédure a présenté certains inconvénients : · Contrairement à la phase précédente, il n’a pas été possible d’obtenir des informations de recoupement systématique des IA. Seulement neuf départements ont fait spontanément parvenir les informations concernant les écoles équipées. · Les crédits, dans le cadre de la Lolf ont parfois été utilisés dans d’autres domaines, ou dans des répartitions différentes. · Il n’y a pas eu de plancher, certains départements ne pouvaient pas acheter de TBI avec les crédits alloués. · Les crédits PrimTICE/TBI n’ont pas toujours été individualisés des crédits TICE. Certains IA ont dépensé les crédits TICE sans savoir qu’ils comportaient une part prévue pour les TBI. Le nombre de TBI espérés, en fonction de la baisse des coûts des matériels était de l’ordre de trois cent trente-huit. Seulement deux cent cinquante-quatre TBI ont été acquis auprès des cinq constructeurs de l’opération. Par ailleurs, certains IA ont acheté des Dispositifs Mobiles Interactifs (DMI). En l’absence de données de ces constructeurs, il est difficile d’estimer le nombre d’équipements concernés. Différents recoupements laissent penser que l’on peut estimer à soixante-dix les acquisitions de ces matériels. Ceci porterait à environ trois cent vingt-quatre les acquisitions dans le cadre de la troisième phase. Il convient d’ajouter à ce compte, des TBI acquis directement par les municipalités. En effet, plusieurs communes ont décidé de lancer un plan d’équipement de leurs écoles. On peut donc estimer que les objectifs ont été remplis et qu’il y a mille TBI dans le premier degré en avril 2006 |
Après l'opération PrimTICE / TBIIl y avait environ 2500 TBI en primaire à fin 2007, ce qui confirme que les collectivités territoriales ont bien pris le relai. Notons aussi que l'opération TBI a suscité un regain d'intérêt pour le TBI dans le secondaire, ce qui a nettement dynamiser son utilisation en collège et lycée. Les estimations font état de 14000 TBI prévus à fin 2008. En janvier
2008, les deux listes de discussion sont fusionnées dans la liste
educnet-tbi@ldif.education.gouv.fr. Le moteur de recherche PrimTICE a été modernisé au cours du premier semestre 2008, ce qui a enrichi par la même les fonctionnalités au service des scénarios TBI. |
Développement des usagesEnquête en ligneEntre avril et juin 2005, 30% des utilisateurs de l’époque ont donné leur avis sur l’implantation du TBI dans leur établissement.[6] Il ressort de cette enquête l’intérêt manifeste des enseignants pour cet outil. Cet intérêt se manifeste par d’autres moyens. Par exemple, près d’un tiers des scénarios indexés dans la base PrimTICE concernent les TBI alors qu’il y a bien moins de classes utilisatrices des TBI que de classes utilisant seulement les TICE.[7] Ceci représente en moyenne un scénario pour douze TBI. Il convient de noter qu’un vivier de scénarios TBI est présent sur les sites départementaux qui ne sont pas encore indexés et validés, ce qui devrait augmenter la productivité en scénario des TBI. Cet engouement se retrouve aussi dans les articles de presse, les émissions de télévision et les sites Internet.[8] Il y a deux ans, il était presque impossible de trouver un site francophone sur les TBI. Sur les pages françaises, une équation de recherche incluant PrimTICE et TBI fait apparaître dans Google plus d’une centaine de sites différents, constituant au total un ensemble d’un millier de page. Les listes de diffusion sont relativement dynamiques avec quelques dizaines de messages mensuels.[9] Des salons comme ÉducaTICE 2007, 2006, 2005 et Éducatec 2004 ont montré l’intérêt des visiteurs pour ces outils. Dernier élément encourageant, l’intérêt des municipalités pour cet outil est manifeste et elles ont véritablement pris le relai. L’apparition d’un TBI au catalogue de l’UGAP est aussi révélatrice de la banalisation de l’outil. Nous sommes cependant encore très loin des plans de déploiement du Royaume-Uni, du Mexique ou même de l’Espagne. Le Royaume-Uni a annoncé le 7 juillet 2004 un plan de 5 ans pour l'école prévoyant, entre autre, l'installation de tableaux interactifs à raison de 10.000 salles de classe par an.[10] E · En 2003, 50% des écoles primaires avaient un TBI. · En 2006, 50% des classes étaient équipées de TBI · En 2010, 100% des classes britanniques seront équipées de TBI. |
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[1] La société Promethean indiquait à l’époque avoir 6 TBI en expérimentation. [2] Le CDDP de l’Aude mettait à disposition d’une école primaire un TBI Hitachi à l’année. D’autres CDDP prêtaient du matériel pour une durée plus ou moins longue. Le cumul de ces indications permet d’avancer un chiffre moyen d’une dizaine de TBI en œuvre dans des classes du primaire en avril 2004. [3] Laurent Odic et son adjoint, Bernard-Yves Cochain, ont initié et animé cette opération qui au départ a concerné 4 écoles et en définitif près de 2000, soit un beau succès, surtout si on se rend compte que cette initiative a été à l'origine de l'engouement actuel pour les TBI (14 000 à fin 2008). [4] La clef a été modulée pour que les plus petits départements disposent d’au moins quatre mille euros, somme nécessaire et suffisante à l’acquisition d’un ensemble TBI avec vidéoprojecteur à l'époque. [5] Enquête coordonnée par Laurent Odic et Daniel Richard à laquelle 162 enseignants, représentant un tiers des utilisateurs, ont répondu entre avril et juin 2005. Vous la trouverez en annexe, page 9 « Enquête sur l’utilisation des TBI dans le premier degré » [6] Une synthèse de l’enquête réalisée par Laurent Odic et Daniel Richard se trouve en annexe, page 9 « Utilisation des TBI dans le premier degré ». [7] Sur 387 scénarios indexés dans PrimTICE (http://primtice.education.fr), 118 faisaient appel à un TBI au premier avril 2006, 291 sur 909 au 17 mai 2008). [8] Un dossier de presse a été réalisé par la SDTICE. |
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